La Disproportion Céphalo-Pelvienne (DCP)

La disproportion céphalo-pelvienne (DCP) est une complication de l’accouchement définie par un décalage de taille entre le bassin osseux de la maman et la tête de son bébé. Cela peut rendre l’accouchement par voie basse difficile, voir même impossible. 

La disproportion céphalo-pelvienne est responsable de complications graves sur la santé des femmes qui accouchent (rupture utérine, déchirures vaginales et anales) et sur la santé de leurs bébés entrain de naître (insuffisance d’approvisionnement en oxygène de son cerveau).

La tête du bébé est proportionnellement trop grande ou le bassin de la maman trop petit pour permettre à son bébé de passer à travers l’ouverture pelvienne

La survenue de complications pendant le travail comme une anomalie de la dilatation du col, un arrêt de la progression du bébé, la survenue d’anomalies du rythme cardiaque du bébé peuvent indiquer une situation de disproportion céphalo-pelvienne

Si le bébé maintient une position élevée, même après une quantité importante de contractions, cela pourrait indiquer que sa descente par le canal de naissance ne se fait pas. 

Elle peut être diagnostiquée durant le suivi de la grossesse par l’examen de la radiopelvimétrie.

en cours de rédaction

SOURCES

2011 Docteur O.TSVIELI et al : Risk factors and perinatal outcome of pregnancies complicated with cephalopelvic disproportion : a population-based study. Gynecology-Obstétric 285:931-936.

2010 Docteur D.MAHARAJ : Assessing cephalopelvic disproportion : back to the basics. Obstetric genecol Surv , 65 (6), 387-395.

ABC Law Centers : traumatic birth injuries.

Recommandations pour l’administration d’oxytocine au cours du travail spontané. Corinne Dupont (Lyon), Marion Carayol (Paris), Camille le Ray (Paris), Catherine Deneux-Tharaux (Paris), Didier Riethmuller (Besanc¸on)

WIKIPEDIA : https://fr.wikipedia.org/wiki/Disproportion_f%C5%93to-pelvienne

Leur bébé privé d’oxygène durant l’accouchement : plus de 500000 € d’indemnisation pour la famille.

Durant l’accouchement, l’équipe soignante n’avait pas remarqué à temps les anomalies figurant sur les enregistrements cardiaques du bébé. Peu après sa naissance l’enfant fut victime de fortes convulsions et souffre de lésions neurologiques irréversibles.

Des anomalies passées inaperçues

La maman s’était rendue au Centre Hospitalier de Falaise pour accoucher. Lors de son entrée en salle de travail à 16h, le rythme cardiaque du bébé était normal.

Les deux sages-femmes qui la prennent en charge ne constateront les premières anomalies cardiaques qu’à 23h05. L’enfant sera mis au monde par césarienne d’urgence.

Le comportement du bébé sera ensuite jugé normal jusqu’au lendemain soir, où son état se dégrade. L’enfant est alors victime de violentes convulsions.

Ventilé et intubé, le nouveau-né sera transféré au CHU de Caen dans un état critique.

Ce retard a eu des conséquences dramatiques sur la santé du bébé, avec notamment des lésions cérébrales. Aujourd’hui âgé de 8 ans et demi, l’enfant est lourdement handicapé.

« Il a besoin d’une assistance au moins huit heures par jour, ne peut se déplacer, s’habiller ou se nourrir seul » selon ses parents.

Un retard qui constitue « une faute »

La patiente reprochait à l’hôpital de ne pas avoir remarqué plus tôt que l’état de son bébé était anormal.

Selon le rapport d’expertise, il existait pourtant « des anomalies à hauts risques d’acidose sur l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal dès 20h20 ».

Les juges ont estimé que ce retard dans l’identification du problème constituait une faute qui engageait la responsabilité de l’établissement.

Ils ont estimé que « la non-identification par les sages-femmes des anomalies sévères du rythme cardiaque fœtal et qui justifiaient l’appel de l’obstétricien de garde est un manquement aux règles de l’art »

L’hôpital normand devra verser près de 500.000 € d’indemnisation à la famille et une rente annuelle pour couvrir les frais de vie de l’enfant.

REVUE DE PRESSE :

*prénom modifié.