Quand devenir mère commence dès la première minute par un non-dit : révélations sur l’analyse des gaz du sang du nouveau-né.

Révélations sur l’analyse des gaz du sang du nouveau-né : un examen médico-légal d’intérêt majeur systématiquement pratiqué depuis 2007 à l’insu des parents dans les maternités françaises.

L’ATIDE est le premier collectif français formé en 2019 de mères d’enfants décédés ou lésés cérébraux victimes d’accouchements traumatiques.

Nous avons récemment découvert de façon fortuite l’existence d’un examen médico-légal nommé analyse des gaz du sang du nouveau-né.

En effet, nous avons constaté la présence commune de l’examen des gaz du sang dans les dossiers médicaux obstétriques que les mères membres de l’ATIDE ont réclamés auprès des maternités.

Les mères nous témoignent à l’unanimité ne pas avoir été informées de la pratique de l’analyse des gaz du sang sur leur nouveau-né, ne pas avoir donné leur consentement et ne pas avoir eu l’interprétation du résultat par l’obstétricien responsable de l’accouchement.

Afin d’en apprendre davantage sur cette mystérieuse analyse qui a été faite à l’insu total des mères de l’ATIDE, nous avons effectué de minutieuses recherches dans les publications de médecine obstétrique, biochimique et neurologique.

 » Nous avons découvert que l’analyse des gaz du sang du bébé s’avère être en réalité un examen extrêmement répandu dans les maternités françaises, et pratiqué à l’insu de tous les parents dans des conditions particulièrement obscures, sous-jacentes d’un conflit d’intérêt majeur entre le médecin et sa patiente.« 

1. Qu’est-ce que l’analyse des gaz du sang du nouveau-né ?

Le manque d’oxygène du bébé durant l’accouchement provoque une réaction biochimique de son sang et en détériore l’équilibre acido-basique, qui dans les cas les plus graves en entraine l’acidose métabolique.

Pour rappel, le maintien strict de l’équilibre acido-basique est essentiel à la vie et des variations liées à un manque d’oxygène peuvent avoir des conséquences gravissimes et occasionner des lésions cellulaires irréversibles, principalement sur le cerveau.

La présence d’une acidose métabolique dans l’analyse des gaz du sang du nouveau-né est un critère internationalement reconnu comme marqueur majeur d’asphyxie perpartum (annexe 1). C’est d’ailleurs cela qui est recherché par l’obstétricien (annexe 2).

2. Comment est réalisée l’analyse des gaz du sang ?

Une fois que le bébé est né, son cordon ombilical est clampé. Avant de le couper, l’obstétricien y prélève du sang à l’aide d’une seringue. L’échantillon est ensuite immédiatement analysé par un automate appelé analyseur de gaz du sang (installé dans la salle de naissance ou à proximité immédiate) et le résultat est imprimé sur place.

3. Dans quelle situation l’analyse des gaz du sang au cordon est-elle indiquée ?

Nous avons découvert que l’analyse des gaz du sang du nouveau-né s’avère être une pratique reconnue et extrêmement répandue dans les maternités françaises. L’examen n’intéresse pas seulement les accouchements difficiles, comme nous le pensions avant d’entamer nos recherches, mais concerne tous les accouchements depuis 2007.

L’analyse des gaz du sang du nouveau-né est inscrite depuis 2007 parmi les Recommandations de Pratique Clinique du CNGOF (Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français) comme devant être réalisée de « manière systématique pour toute naissance ». (annexe 3)

Selon le CNGOF le but de l’analyse des gaz du sang au cordon est très clair : il s’agit de « pouvoir répondre clairement et sans ambiguïté à une plainte pour séquelles néonatales en rapport avec une hypoxie du per-partum. » (annexe 4). Le CNGOF précise que « l’analyse des gaz du sang au cordon est particulièrement importante pour authentifier une acidose métabolique ou l’éliminer formellement. » (annexe 2)

L’utilité de l’analyse des gaz du sang du nouveau-né est donc clairement d’indiquer à l’obstétricien si le bébé a été normalement oxygéné ou non durant l’accouchement. En somme, cette analyse est une véritable « boite noire » de l’accouchement.

L’ATIDE ne conteste en aucune façon la nécessité avérée de l’analyse des gaz du sang de tous les nouveau-nés. En revanche ce qui nous met profondément mal à l’aise, c’est que cette analyse aussi déterminante sur l’état de santé du bébé et son devenir soit réalisée à l’insu total des parents.

4. Les résultats de l’analyse des gaz du sang du nouveau-né ne sont pas communiqués aux parents, ni inscrits dans les carnets de santé.

A la différence du résultat du test de l’AGPAR (également pratiqué de façon systématique à la naissance) les résultats de l’analyse des gaz du sang du nouveau-né ne sont jamais écrits dans les carnets de santé, ni communiqués aux parents.

Les parents ne sont pas informés de l’existence de cette analyse, pourtant recommandée en systématique par le CNGOF. Le prélèvement du sang du bébé est donc fait en l’absence de consentement, et le résultat de l’examen non communiqué, ce qui est interdit par le Code de Santé Publique et le Code de déontologie de l’Ordre des Médecins. Ainsi les articles 35 (relatif à l’information du patient), 36 (relatif au consentement du patient) et 42 (relatif aux soins portés aux mineurs) sont bafoués, sans que cela n’ai jamais alerté la Haute Autorité de Santé.

5. Un conflit d’intérêt majeur entre l’obstétricien et les parents.

L’ATIDE dénonce le fait que ce soit l’obstétricien responsable de l’accouchement qui effectue et interprète cette analyse et que son résultat soit connu de lui seul. Cela soulève à l’évidence un conflit d’intérêt majeur avec sa patiente, puisqu’un résultat anormal indiquant une asphyxie du bébé implique sa responsabilité médicale dans un préjudice corporel dont l’indemnisation en justice peut atteindre plus de 10 millions d’euros.

Concernant les gaz du sang découverts par les mères de l’ATIDE dans leurs dossiers médicaux obstétriques, il s’avère qu’ils révélaient des acidoses métaboliques. Il s’agit là de dissimulations de sinistres obstétriques, commises exclusivement pour servir l’intérêt des assurances des obstétriciens et des maternités.

Suite à leurs naissances traumatiques, les enfants de l’ATIDE sont décédés ou sont lésés cérébraux engendrant des handicaps sévères tels que : Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), troubles sensoriels, troubles autistiques, troubles des apprentissages

En outre, à l’heure où les maternités devraient garantir à chaque femme qui accouche une transparence absolue des informations et une sécurité de soin maximale, et alors que plusieurs milliers d’enfants handicapés demeurent à ce jour sans diagnostic, il nous apparaît essentiel au regard de l’intérêt vital des informations obtenues par l’analyse des gaz du sang du nouveau-né d’y rechercher des vérités.

#ATIDE  #LaVéritéChangeDeCamp  #ChaqueBébéCompte  #ChaqueCerveauCompte

%d blogueurs aiment cette page :