Leur bébé privé d’oxygène durant l’accouchement : plus de 500000 € d’indemnisation pour la famille.

Le Centre Hospitalier de Falaise a été condamné pour faute par le Tribunal Administratif de Caen. Les parents reprochaient à l’établissement d’avoir mal pris en charge le déroulé de l’accouchement et d’avoir infligé de multiples lésions cérébrales à leur bébé. L’enfant est aujourd’hui lourdement handicapé.

Des anomalies passées inaperçues

Le 16 décembre 2009, la mère d’Antoine* s’était rendue au Centre Hospitalier de Falaise pour accoucher. Lors de son entrée en salle de travail à 16h, le rythme cardiaque du bébé était normal. Les deux sages-femmes qui la prennent en charge ne constateront les premières anomalies cardiaques qu’à 23h05. L’enfant sera mis au monde par césarienne d’urgence à 23h20. Le comportement du bébé sera ensuite jugé normal jusqu’au lendemain soir, où son état se dégrade. L’enfant est alors victime de violentes convulsions. Ventilé et intubé, le nouveau-né sera transféré au CHU de Caen dans un état critique. Ce retard a eu des conséquences dramatiques sur la santé du bébé, avec notamment des lésions cérébrales. Aujourd’hui âgé de 8 ans et demi, l’enfant est lourdement handicapé.

« Il a besoin d’une assistance au moins huit heures par jour, ne peut se déplacer, s’habiller ou se nourrir seul » selon les parents de l’enfant.

Un retard qui constitue « une faute »

La patiente reprochait à l’hôpital de ne pas avoir remarqué plus tôt que l’état de son bébé était anormal. Selon le rapport d’expertise, il existait pourtant « des anomalies à hauts risques d’acidose sur l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal dès 20h20 ».

Les juges ont estimé que ce retard dans l’identification du problème constituait une faute qui engageait la responsabilité de l’établissement. Ils ont estimé que « la non-identification par les sages-femmes des anomalies sévères du rythme cardiaque fœtal et qui justifiaient l’appel de l’obstétricien de garde est un manquement aux règles de l’art »

L’hôpital normand devra verser près de 500.000 € d’indemnisation à la famille et une rente annuelle pour couvrir les frais de vie de l’enfant.

REVUE DE PRESSE

*prénom modifié.

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